Histoire de l’aviation – 2 avril 1949. En 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, était lancé un grand projet : à savoir, la conception d’un nouvel appareil destiné à assurer des missions de transport qui est enfin une réalité en cette année 1949 puisque le prototype baptisé Armagnac va s’envoler pour la toute première fois en ce samedi 2 avril 1949. L’avion fera sa première sortie dans les airs au-dessus de la banlieue toulousaine.
C’est de l’aéroport de Blagnac que le SE 2010 Armagnac, émanant de la société Sud-Est Aviation et qui a été commandé par l’Etat français, va décoller, avec installés à ses commandes le pilote Pierre Nadot et le copilote Léopold Galy. Ensemble, ils vont réaliser un vol de quelque cinquante minutes. Deux autres personnes les accompagneront dans cette virée aérienne : Jacques Lecarme et l’ingénieur Roger Béteille.
Jamais en France un appareil de transport aussi grand n’avait été construit, ce dernier qui est un avion de type monoplan disposant d’ailes basses est en mesure d’accueillir à son bord pas moins de 84 passagers. Du côté de la motorisation du modèle, elle est assurée par des Pratt & Whitney R-4360 au nombre de quatre affichant une puissance s’élevant à 3 500 chevaux.
Dakota a commenté :
2 avril 2025 - 12 h 31 min
Triste destin, peut-être dû à une erreur qu’on classerait aujourd’hui dans la rubrique “marketing”. L’Armagnac n’avait pas un rayon d’action suffisant pour traverser l’Atlantique. Air France semble avoir renoncé à en acheter pour cette raison. Production totale : neuf appareils…
Grinch' a commenté :
2 avril 2025 - 16 h 41 min
Au départ, l’état français avait commandé quinze exemplaires pour Air France, mais celle ci a refusé les avions alors même que le prototype n’avait pas achevé ses essais.
En effet, l’Armagnac présentait des défauts rédhibitoires (par rapport aux Constellation et aux DC-6) pour une exploitation commerciale : trop lent, trop lourd, avec moins de rangées de hublots que de rangées de sièges, et avec un plancher sur deux niveaux empêchant de faire rouler facilement les chariots. En clair, l’Armagnac n’était pas rentable et était commercialement inexploitable.
Finalement, il n’y en eut que huit de construits, et non neuf. Cinq ont été prêtés pendant quelques mois à la TAI pour sa ligne vers Dakar, vite rendus pour les raisons expliquées ci dessus. Ils ont fini leur carrière en assurant pour la SAGETA le transport des troupes vers l’Indochine, alors en plein conflit d’indépendance.
Filoustyle a commenté :
3 avril 2025 - 8 h 55 min
Et un qui s’écrase à Toulouse
https://aerocherche.fr/wp-content/uploads/2024/02/FANA546_armagnac.pdf