La compagnie aérienne Swiss International Air Lines a du annuler plusieurs dizaines de vols opérés en Airbus A220-300 hier, suite à un troisième problème de moteur en quatre mois. Le programme de vol sera encore affecté aujourd’hui, avant de revenir progressivement à la normale jeudi.
Le vol LX359 du 15 octobre 2019 entre Londres-Heathrow et l’aéroport de Genève-Cointrin à du se dérouter en urgence vers Paris-CDG, suite à la panne d’un Pratt & Whitney PW1524G sur l’ex-Bombardier CS300 immatriculé HB-JCC. Swiss a immédiatement annoncé l’immobilisation au sol de ses vingt A220-300 et neuf A220-100, au prix de nombreuses annulations de vols : 36 rotations ont été supprimées hier, y compris entre Zurich et Paris, Genève et Nice ou Genève et Marrakech. 19 allers-retours sont encore affichés en rouge ce mercredi, dont un entre Genève et Bruxelles.
Mardi soir, la compagnie de Star Alliance annonçait qu’après « une inspection complète des moteurs, les premiers CSeries ont déjà été remis en service en parfait état. Sur la base de la planification actuelle, les opérations de vol seront reprises jeudi d’une manière largement régulière ». Swiss dit « prendre ces incidents très au sérieux, et reste en contact étroit avec les autorités compétentes, Airbus Canada & Pratt & Whitney. La sécurité de nos clients et de nos équipages est notre priorité absolue. Nous regrettons profondément les désagréments causés à nos passagers ».
L’incident d’hier est le troisième problème de moteur en quatre mois sur un A220-300 de la filiale du groupe Lufthansa : le 16 septembre dernier, un A220-300 (HB-JCA) reliant Genève à Londres avait dû rebrousser chemin après la panne du P&W gauche, tandis que le 25 juillet une panne était survenue sur un appareil similaire (HB-JCM) effectuant la même liaison, avec déroutement vers CDG. Ce dernier cas avait déclenché un appel à témoin du BEA pour retrouver les pièces perdues du moteur ; de nouvelles recherches seront d’ailleurs lancées pendant deux jours début novembre, annonçait le BEA lundi – à la veille du nouvel incident.
Pratt & Whitney a confirmé via un porte-parole avoir recommandé des vérifications supplémentaires sur les moteurs qui équipent l’Airbus A220, ainsi que sur un certain nombre d’Embraer E2, visant particulièrement « les compresseurs basse pression des moteurs PW1500G et PW1900G, afin de maintenir la flotte opérationnelle ». Ces moteurs « continuent de répondre à tous les critères de maintien de la navigabilité », a-t-il ajouté. AirBaltic, autre opérateur du monocouloir canadien (20 A220-300 en service), a annoncé hier qu’elle n’envisageait pas d’immobilisation au sol de ses avions, n’ayant pas souffert des problèmes de Swiss.
NDR a commenté :
16 octobre 2019 - 8 h 50 min
Ah déjà !
Mais... a commenté :
16 octobre 2019 - 12 h 06 min
Airbus doit essayer de motiver CFM de faire une version du LEAP pour l’A220 quand on voit la catastrophe de P&W
Philippe GRANGIER a commenté :
16 octobre 2019 - 12 h 47 min
ce genre de comportement, on remet en circulation car on ne connait pas la cause et que d’autres ne rencontrent pas le même problème on connait déjà et on sait où ça mène
Louis a commenté :
16 octobre 2019 - 13 h 20 min
Après avoir choisi le très fiable B737 max, Ben Smith a choisi un avion aussi fiable l’A220 pour AF…
Bencello a commenté :
16 octobre 2019 - 13 h 48 min
Ça continue chez P&W aux USA, on recommence à suer à grosses gouttes.
Après avoir payé 300 millions d’€ de pénalités à Airbus pour les retards et défauts de leurs moteurs d’A320Neo, le directeur financier va devoir provisionner pour l’exercice à venir.
Ce n’est cependant pas une surprise (mon cher NDR). En son temps, Bombardier avait déjà subi des problèmes moteurs considérables. Une grande partie du retard, des surcoûts qui ont plombé le programme et son constructeur, étaient dus aux lacunes de P&W. Les performances remarquables du moteurs sont à mettre en parallèle avec sa fragilité /fiabilité.
Autant Bombardier, par sa taille modeste, a pu faire preuve de faiblesse envers le motoriste, autant Airbus n’hésitera pas une seconde, à défaut d’avoir un autre moteur sous la main.
L’ingénierie US aurait-elle quelques lacunes ?
Ammo5 a commenté :
16 octobre 2019 - 17 h 56 min
Les Airbus A220-100/300, A320Neo et A321Neo (LR,XLR) devraient plutôt être équipés de moteurs Rolls-Royce en plus des autres moteurs LEAP et P&W. De même pour les Airbus A350-900/1000 avec des moteurs GE et P&W en plus des moteurs Rolls-Royce. Les compagnies aériennes auront plus de choix et notamment des alternatives différentes en cas de problèmes de moteurs…
NDR a commenté :
17 octobre 2019 - 8 h 10 min
@Becello
“L’ingénierie US aurait-elle quelques lacunes ?”
Plutôt canadienne alors PWC la moitié canadienne fonctionne d’une manière très complète et autonome / au PW US : la branche québécoise s’occupe des petits moteurs et des réacteurs du F16 sa soeur US se consacre uniquement aux gros moteurs.
Machin du Canada a commenté :
16 octobre 2019 - 15 h 33 min
L’ingénieurie je ne pense pas, par contre des délais irréalistes fixé par des gens des Program Manager qui n’y connaissent rien et n’ont aucune idée du temps nécessaire pour bien faire les choses c’est mon quotidien.
Filoustyle a commenté :
16 octobre 2019 - 17 h 37 min
A l’époque où ces avions ont étaient vendus ils s’appelelaient Bombardier C-Series et n’appartenaient pas au groupe Européen.
Par contre pourquoi celà ne touche uniquement la flotte Swiss ?
Jean-Luc a commenté :
16 octobre 2019 - 18 h 54 min
Curieusement toujours des vols de GVA à Londres ou le contraire… Une bonne partie a déjà
repris leurs vols
CHris a commenté :
17 octobre 2019 - 1 h 53 min
Il faut croire que l’air de la Belgique ne leur réussit pas !!!